Des réflexions, des publications

Ce site a pour unique but d'héberger des réflexions personnelles sur mon travail. Aucune certitude! Seulement des raisonnements...

Eléments clés

Les éléments actuels de ma réflexion...

Pourquoi ce site?

img

Il m'aura fallu de nombreuses années de réflexion et de travail avant d'envisager de publier sur ce site l'état de ma pensée. Je suis à l'opposé des posts présents sur de nombreux réseaux sociaux qui ne contiennent bien souvent que des commentaires à chaud

Les derniers articles

Sea summo mazim ex, ea errem eleifend definitionem vim. Ut nec hinc dolor possim mei ludus efficiendi ei sea summo mazim ex.

Hébergement autonome et RGPD

Utiliser une solution non institutionnelle (Moodle) pour travailler avec ses élèves engendre quelques obligations. Le respect du RGPD en est une et pas des moindres. Licéïté (mission d’intérêt public?), sécurité, minimisation des données personnelles récoltées… Autant de points d’attention incontournables avant de se lancer!

La démarche n’est pas simple car il faut non seulement s’assurer être « dans les clous » mais aussi de faire inscrire au registre de son établissement le traitement de données personnelles que l’on va mettre en oeuvre; c’est à dire faire en sorte que le chef d’établissement accepte d’assumer la responsabilité dudit traitement.

Pour se faire, j’ai choisi d’héberger sur ma propre machine mes différents serveurs. Mes disques sont chiffrés et mes mots de passe complexes. Des sauvegardes (toujours chiffrées) sont uploadées quotidiennement sur des espaces de stockage distants.

Mes serveurs sont bien évidemment en https et les tests (ssllabs.com, ssltools.digicert.com) me permettent de m’assurer que mes sites sont convenablement sécurisés. Toutes les mises à jour de sécurité sont installées lorsqu’elles paraissent et j’utilise des outils (LMS Moodle, CMS WordPress, Portfolio MAHARA) éprouvés dont la sécurité est reconnue et dont les mises à jour sont suivies.

Les comptes que je fournis à mes élèves doivent être sécurisés par la détermination d’un mot de passe personnel à la première connexion avec une règle de complexité obligatoire.

A la fin de chaque année scolaire, je supprime l’ensemble des données personnelles stockées sur mes serveurs.

Données récoltées

Les données que je récolte sont minimisées (seules celles nécessaires sont récoltées : je n’utilise par exemple pas la date de naissance ou d’autres informations de ce genre). Ceci me permet de conserver une licéïté « Mission d’intérêt public » et de ne pas avoir à obtenir le consentement des mes élèves (mineurs numériques) et de leurs parents. J’ai ainsi la certitude que tous mes élèves seront bien légalement en mesure d’accéder à ma plateforme. En effet, tout traitement basé sur le consentement m’exposerait à de potentiels refus de mes utilisateurs ce qui constituerait ainsi des fonctionnements différents pour les élèves ayant accepté le traitement et ceux l’ayant refusé. On s’aperçoit ainsi immédiatement au regard de cette différence prévisible que toute mise en oeuvre d’un traitement de données personnelles pour travailler avec les élèves doit impérativement se baser sur cette licéïté de mission d’intérêt public.

Charge de travail

La mise en oeuvre de ce respect constitue une charge de travail considérable. Il ne s’agit pas uniquement d’un investissement de départ mais bien d’un travail de fond nécessaire au maintien de la conformité RGPD. Ainsi se diriger vers « l’autonomie » n’est pas une décision à prendre à la légère.

Développement durable et numérique

Loin de moi l’idée de nier l’impact du numérique sur l’environnement. Je perçois parfaitement la course à l’équipemenent, ses éxagérations et son incompatibilité avec une démarche développement durable. Bien sur, comme toute activité humaine le numérique a un impact! Mais comment qualifier cet impact et les émissions carbone engendrées? Est-il important, négligeable?

Numérique et écologie

Peut-on imaginer caractériser l’impact écologique du numérique globalement comme on caractérise celui des transports ou du chauffage domestique? Je continue à affiner ma perception sur ce sujet. Mais lorsque je lis des articles comme https://www.franceinter.fr/emissions/l-edito-carre/l-edito-carre-01-decembre-2020, je me dis qu’il manque un raisonnement derrière les chiffres affichés : J’aime particulièrement les calculs : les « Mercis » envoyés par mail représenteraient quelques 16433 tonnes équivalent carbone ou 280 000km en voiture (on émettrait donc 58kg/km parcouru en voiture…) ou 40 000 aller retour Londres-Madrid (on émettait donc l’équivalent carbone de 7km en voiture en faisant un aller-retour Londres Madrid en avion!! Il va falloir que je me remette à prendre l’avion alors!)… J’ai pris un exemple contenant une erreur flagrante et il est évidemment plus délicat de déterminer aussi clairement la véracité d’autres publications car on manque clairement de références auxquelles se raccrocher pour évaluer ces publications souvent très vagues et restant dans des généralités.

Le buzz

Le think tank Shift project avait enflammé le net avec un rapport (qu’il avait lui même corrigé par la suite car ayant exagéré de 80 fois certaines émissions) qui fait long feu car toujours repris par de nombreuses publications (ça fait toujours le buzz des chiffres aussi alarmistes). On comprend bien qu’il est nécessaire au lecteur de disposer de points de repères transparents que l’on peut s’approprier beaucoup plus aisément.

C’est pourquoi j’aime beaucoup le raisonnement diffusé dans cet article. Particulièrement le paragraphe sur la vidéo « Despacito » qui permet enfin d’appréhender de façon compréhensible une donnée :

Another recent claim on Channel 4 Dispatches estimated that 7bn YouTube views of a 2017 hit song – “Despacito”, by Luis Fonsi and Daddy Yankee, featuring Justin Beiber – had consumed 900 gigawatt hours (GWh) of electricity, or 1.66 kWh per viewing hour. At this rate, YouTube – with over 1 billion viewing hours a day – would consume over 600 TWh a year (2.5% of global electricity use), which would be more than the electricity used globally by all data centres (~200 TWh) and data transmission networks (~250 TWh).

La réalité

On voit bien ici que l’estimation de l’impact de cette vidéo doit absolument être réévaluée! Mais grâce à ces éléments, on peut enfin envisager d’obtenir non pas une évaluation exacte mais une fourchette haute de la consommation d’un usage de type streaming qui se situerait ainsi à un niveau 200 fois moindre! Peut-être même approcherait-on des 0,018 kgCO2e évalués par l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) dans une note publiée sur Carbon Brief (on est bien loin des 3,2kgCO2e du rapport original du shift project!). Ca reste insatisfaisant car on ne dispose toujours pas d’une évaluation précise mais on obtient une borne haute. Utilisons cette borne…


Quel que soit ce niveau haut, comment le caractériser? Faut-il continuer à s’en alarmer malgré la baisse importante?

source : https://www.capital.fr

Des éléments de comparaison

C’est là que le second point de réflexion apparaît : il me semble évident que quelque soit le chiffre final obtenu, il est absolument nécessaire de le mettre en regard d’un élément de comparaison (en effet, il ne s’agit pas d’un service nouveau mais d’un service qui prend la place d’un autre) et non pas de le prendre dans l’absolu : à quel autre usage équivalent ramène-t-on l’heure de visionnage d’une vidéo en streaming? A une heure au cinéma? Mais alors quel est donc l’impact carbone d’une telle heure au cinéma (j’habite pour ma part à 25km du cinéma le plus proche et j’ai une famille de 5 personnes…). Ainsi même avec l’estimation haute de shift project (qui équivaudrait à un déplacement de 30km en voiture) on voit que sans compter la construction du cinéma, son chauffage…, on arrive à des niveaux d’émission relativement similaires. Il semble donc qu’avec la ré-évaluation des émissions du streaming, un net avantage apparaisse qui incite à regarder son film préféré de chez soi. Surtout que s’il s’agit de votre film préféré, rien ne vous empêche de ne le télécharger qu’une fois pour en profiter plusieurs fois!

Ce raisonnement ne vaut pas pour toutes les mises en oeuvre du numérique. Je m’interroge sur la pertinence de la 5G. La plus value mérite-t-elle le coup énergétique supplémentaire? La question reste entière pour moi. D’une manière globale, il me semble que chaque nouvelle solution (numérique ou non) devrait être évaluée avec ce prisme avant d’envisager sa mise sur le marché. Illuminations de noël, enseignes lumineuses, courses automobiles, autant de pratiques à propos desquelles il conviendrait de s’interroger … Bref, certains volets du numériques doivent très certainement être remis en cause mais on ne peut pas appréhender l’ensemble du numérique d’un seul tenant. Les coûts de certains usages me semblent parfaitement acceptables au regard de ce qu’ils remplacent. Ceci ne signifie pas qu’il faut cesser de chercher des améliorations…

Pourquoi l’ENT-Occitanie?

ENT OCCITANIE

Choisir un outil numérique n’est pas chose aisée. De nombreux paramètres sont à prendre en compte. Cet article ne prétend pas couvrir tous ces paramètres; seulement trois d’entre eux pour commencer : le temps d’accès, l’engagement des élèves et la nécessaire adaptation aux besoins de ces élèves.

  • Un élève qui attend est un élève qui n’apprend rien, qui se désengage de son activité et qui risque de perturber ses camarades…
  • Un élève qui ne comprend pas ce qu’on lui demande est un élève qui n’apprend rien.

Alors pourquoi faire attendre un élève? Lorsqu’une ressource est nécessaire à un élève, cette ressource doit lui être mise à disposition aussi rapidement que possible. Mais la ressource nécessaire à l’élève ne doit pas être tirée au hasard ou être générique. Elle doit être particulièrement calibrée au besoin de cet élève à cet instant particulier. Il s’agit donc d’identifier de quel élève il s’agit ainsi que l’état d’avancement de son travail. Et pour permettre à cet élève de surmonter l’obstacle cognitif qu’il rencontre à cet instant, la ressource doit être particulièrement adaptée (images, sons, vidéos, schémas, animations…) à son besoin. La ressource peut ainsi s’avérer être très lourde.

Alors être à même de diffuser rapidement de telles ressources n’est pas anodin. Tout service qui ne serait pas en mesure de satisfaire ces exigences serait de mon point de vue immédiatement disqualifié et ce malgré l’éventuelle qualité des ses autres performances. C’est pourquoi il me semble important de n’évaluer dans un premier temps que ces trois paramètres que sont l’engagement potentiel des élèves, l’adaptation à leur besoin et la rapidité de mise à disposition des ressources.

Une approche liée au contexte des établissements

Or il s’avère que les établissements scolaires ne sont pas dotés de connexions qui leur permettent de charger instantanément à l’envi des quantités importantes de données. Ainsi, une des clés de la réussite est de disposer d’un serveur local qui permette d’identifier les élèves et de leur diffuser personnellement des ressources riches en temps réel.

L’ent-occitanie est né de ce besoin car tout autre service ferait attendre l’élève…